Soins réguliers
Brossage du pelage
Brosser le pelage sur la tête, le dos, les flancs, le ventre, les pattes avec une brosse étrille aux pointes recouvertes d’un embout plastique. Ne pas appuyer, garder une main légère.
Quand un nœud accroche, insister sans forcer, multiplier les passages pour en emporter un peu à chaque fois. Si vraiment le nœud résiste, utiliser une brosse coupante style Furminator de petite taille sans forcer.
Un entretien régulier évite d’avoir à tondre l’animal à poil long recouvert de nœuds., et évite les bouchons de poil dans le système digestif. Il améliore l’esthétique et le bien-être de votre chat.
Après brossage, passer un peigne à puces sur sa tête, son dos, son arrière train. Si des points noirs apparaissent sur le peigne, ce sont des crottes de puces. Il faut traiter. pendant au moijns 3 mois, durée du cycle de reproduction des puces.
Epointage des griffes
Un chat d’intérieur qui ne sort pas, tels les British, Scottish et Highland, n’use pas suffisamment les griffes des pattes avant. Elles peuvent alors s’accrocher, blesser l’animal ou son entourage. rentrer dans ses coussinets et le faire boiter, et créer un abcès.
Il est donc nécessaire d’inspecter ses pattes ou de remarquer quand il s’accroche ou boîte.
Puis couper au milieu de la zone translucide. Attention, la zone colorée est innervée et irriguée.
Yeux, nez
Comme pour les humains, les yeux et le nez secrètent des écoulements qui, même discrets, vont nourrir des bactéries. Les yeux et le nez sont alors ornés de croutes noires qui adhèrent plus ou moins au pelages.
Les imbiber avec une compresse humide d’Ocryl, d’argent colloïdal, de sérum physiologique en berlingots unidoses, ou d’eau, puis les évacuer en frottant doucement vers l’extérieur de l’œil ou du nez.
Soins ponctuels
Diarrhée, Selles molles ou non moulées.
Un excès de nourriture humide, un virus, une bactérie, un protozoaire ou un vers intestinal, sont les causes les plus communes. L’urgence en cas de diarrhée est d’éviter la déshydratation, plus rapide et potentiellement plus grave pour un chaton que pour un chat adulte.
Quand la déshydratation est sévère, la peau perd son élasticité. Pincez la peau du dos, derrière la tête puis relâchez. Si la peau ne revient pas aussitôt en place, cela caractérise la déshydratation.
Un vétérinaire injectera volontiers du sérum physiologique sous la peau du chat fortement déshydraté. Pour éviter cette extrémité, lui faire boire de l’eau avec une seringue sans aiguille, par le côté de la mâchoire, lentement pour éviter de le noyer. Environ 1ml par kg de poids à chaque fois. Renouveler toutes les 2 à trois heures. C’est le premier réflexe à avoir.
Parallèlement stopper la nourriture humide, revenir aux croquettes habituelles.
Le deuxième réflexe est de vermifuger avec un vermifuge large spectre, Milpro, Milbemax ou équivalent. Si le trouble persiste il vaut mieux consulter votre vétérinaire.
Si vous n’avez pas de vétérinaire accessible, en cas de diarrhée poisseuse et malodorante vous pouvez traiter au Panacur qui combat la Giardia, le protozoaire responsable de la giardiose. Bien respecter la notice. Broyer la portion de comprimé correspondant au poids de votre animal, rajouter quelques gouttes d’eau pour obtenir un liquide. Faire boire une fois par jour avec une seringue sans aiguille.
Le Jeune enfin est la solution pour résoudre une indigestion occasionnelle.
On peut également utiliser un peu de Smecta. Dissoudre un sachet de 3 g de Smecta dans 30 ml d’eau puis faire boire 1 ml/kg deux fois par jour tant que la diarrhée persiste, et sur un maximum de 2 jours.
Par ailleurs, des sachets de Fortiflora ou d’un probiotique équivalent, aident à reconstituer le microbiote défaillant.
Le probiotique peut être mélangé avec un peu d’eau pour les faire avaler avec une seringue sans aiguille, ou saupoudré sur la nourriture.
Occlusion
L’occlusion intestinale est toujours possible, le plus souvent à cause d’une boule de poils dans le système digestif. Un fragment de plume issu d’un plumeau ou d’un autre jouet pour chat peut aussi se ficher dans l’intestin et entraîner un blocage. Il importe donc de vérifier les litières tous les jours et de réagir rapidement. Les litières automatiques ont l’inconvénient de masquer la situation. Vous pouvez tâter le ventre de votre animal, en passant vos doigts de droite à gauche de l’animal. Si vous sentez un cordon dur le colon est probablement plein, et au moins partiellement bouché. Vous pouvez ne rien sentir quand le blocage est en amont, dans l’intestin grêle.
En l’absence d’excréments plus de 24 heures, faire avaler de la pâte au malt ou à la vaseline à petites doses et à plusieurs reprises jusqu’au déblocage attendu.
La Gimcat disponible sur Amazon est efficace et facilement avalée, une douzaine d’euros.
Une petite noisette mise avec un doigt au palais de votre animal. Le faire boire avec une seringue sans aiguille en parallèle.
En cas d’occlusion réfractaire du colon, vous pouvez utiliser du Microlax Bébé (humain) disponible en pharmacie en boites de 6. Il faut parfois 3 tubes successifs pour dissoudre le bouchon, après avis de votre vétérinaire bien sûr.
Infection urinaire
C’est une maladie fréquente des chats obèses, révélée par des petits pipis le plus souvent hors de la litière, généralement malodorants.
Il peut y avoir des traces rouges. Les bactéries se développent dans le sang, pas dans l’urine pure. A l’écographie des nuages blancs apparaitront, faits de sang et bactéries, de cristaux d’oxalates ou de struvites.
Une visite chez le vétérinaire est indispensable et urgente.
Cependant, et avant de courir chez le vétérinaire, il faut faire boire le chat. De nombreuses infections urinaires sont la conséquence d’un manque de boisson. Si vous avez un doute, si vous ne retrouvez pas plusieurs boules d’urine dans la litère chaque jour, faire boire le chat plusieurs fois par jour avec une seringue sans aiguille, 1 à 2 ml/kg à chaque fois. Le problème disparait souvent. Il faut l’inciter à boire avec de l’eau fraîche, une fontaine, un robinet qui coule.
Si le problème persiste, des croquettes spécifiques Urinary Care ou Urinary Care S/O, sont parfois la solution, au moins à titre temporaire, sur avis de votre vétérinaire.
Corpulence
Le faire maigrir aide parfois à résoudre une infection urinaire, car un chat obèse est un chat malade. Un chat doit ressembler à un félin, pas à une baudruche, même si c’est un British que l’on aime avec des rondeurs. Si son poids dérape, il faut le rationner. par exemple 2 fois 30 g/jour de croquettes Royal Canin British Shothair Adult. Peser alors le chat chaque jour. avec un pèse bébé ou équivalent. Optimiser ensuite la quantité pour stabiliser son poids de forme avec un indice corporel de 5 ou 6 maximum selon le tableau ci-dessous. Eviter les variations brutales dans la quantité délivrée.

Vaccination
Nos chats sont vaccinés contre le Typhus, le Coryza et la Leucose, conformément aux recommandations du LOOF et des associations de vétérinaires prises en référence. Ces recommandations sont toutes issues de l’organisme international WSAVA dont la version française peut être téléchargée sur leur site : Vaccination Guidelines – WSAVA
Appuyer simultanément sur la touche CTRL du clavier et sur le clic gauche de la souris pour ouvrir un onglet WSAVA sur votre navigateur.
Voici un résumé de ces recommandations et de leur application pratiquée par notre vétérinaire sanitaire au sein d’une grosse clinique de grande qualité.
Les vaccins essentiels pour les chats sont : Typhus, Coryza, Leucose qui correspondent aux virus : Typhus Félin, Herpès félin + Calicivirus félin, Leucose féline.
La Leucose féline a été rajoutée en 2024 par WSAVA aux vaccins essentiels. Nous la recommandions depuis plus de 5 ans.
Primovaccination
Deux protocoles raisonnables sont possibles pour la primovaccination, avec trois injections à 8, 12 et 16 semaines révolues, ou avec 2 injections à 12 et 16 semaines révolues.
Les chatons qui on tété leur mère ont encore à 8 semaines de nombreux Anticorps Maternels qui entrent en conflit avec les anticorps du vaccin. Il s’ensuit un affaiblissement du système immunitaire du chaton au lieu du renforcement attendu, juste après la première visite chez le vétérinaire, lieu où ils ont le plus de chance d’attraper un virus.
C’est ainsi qu’en 2023 une de nos portées, parfaitement isolée au sein de la chatterie, est revenue de cette première visite à 8 semaines avec un calicivirus difficile à soigner.
Suite à cette mésaventure traitée avec quelque désinvolture par nos cliniciens de l’époque, « un virus qui se transmet par l’air dans la salle d’attente », nous avons étudié le sujet puis choisi d’identifier et de vacciner nos chatons 4 semaines plus tard, à 12 semaines révolues. Quel que soit le protocole retenu, la deuxième injection (ou la troisième si on commence là 8 semaines) est à faire à 16 semaines révolues, donc après le départ du chaton , pour achever le processus de primovaccination.
Rappels des vaccins
Le premier rappel est fréquemment conseillé par les vétérinaires au premier anniversaire du chat, puis tous les ans.
En réalité, dans le document en référence, le premier rappel est conseillé au plus tôt après les 6 mois du chat car même à 16 semaines le chaton peut conserver des anticorps maternels qui rendent le vaccin inefficace. Donc même avec trois injections à 8, 12 et 16 semaines la vaccination peut être inefficace.
Le chaton est protégé par ses vaccins au mieux 3 semaines après la 2ème (ou 3ème) injection à 16 semaines, soit à 5 mois et, au pire, 3 semaines après le premier rappel pratiqué entre 6 mois et un an soit seulement entre 7 et 13 mois.
La bonne nouvelle est que les vaccins sont ensuite efficaces pendant 3 ans au delà du premier rappel, pour les chats qui ne vivent pas dans une collectivité importante, refuges, pensions, élevages.
Nous conseillons donc de faire ce premier rappel peu avant ou peu après la stérilisation du chaton. Cette stérilisation est nécessaire entre 7 et 10 mois pour préserver sa santé et votre tranquillité.
Vous n’avez donc pas l’obligation d’effectuer en un rappel annuel, et encore moins l’obligation de recommencer un cycle de primovaccination quand vous avez un retard de quelques mois, voire même de deux ans sur le calendrier annuel préconisé par votre vétérinaire.
Vous pouvez choisir librement la fréquence des rappels entre un et trois ans, toujours contre le Typhus, le Coryza, et la Leucose car il suffit d’une seule échappée pour l’attraper. La Leucose est mortelle et sans traitement disponible, le vaccin est son seul rempart.
Pour des chats vivant en collectivité nombreuse, pension, refuge, chatteries, il est cependant préférable de maintenir le degré de protection au plus haut niveau avec un rappel annuel.
Pour mémoire, la vaccination des chats n’est pas obligatoire en France. Nous préconisons cependant avec force de faire vacciner vos petits compagnons contre Typhus, Coryza et Leucose, avec le protocole le plus simple nécessaire. En résumé primovaccination en deux injections à 12 et 16 semaines, puis un rappel entre 7 et 10 mois, puis un rappel tous les deux ou trois ans pour les chats qui ne sortent pas en liberté et qui ne vivent pas en collectivité féline.
Seule la vaccination contre la rage est nécessaire pour rentrer ou ramener un chat sur le territoire français ou pour l’importer dans de nombreux pays. Ce vaccin contre la rage n’est valable qu’un an. C’est un vaccin lourd à supporter, il n’est pas pratiqué pour les animaux résidant sur le territoire français tant que la rage n’y est pas signalée.
